À Owino Ohuru, les habitants dénoncent les impacts sanitaires persistants d’une ancienne activité de recyclage de batteries malgré des décisions de justice favorables
Dans la localité d’Owino Ohuru, les résidents affirment continuer à subir les conséquences d’une exposition prolongée au plomb, plusieurs années après l’arrêt d’une usine de traitement de batteries.
L’origine de cette pollution remonte à la fin des années 2000, lorsque des activités industrielles de recyclage, liées à une entreprise implantée localement, ont entraîné le rejet de substances toxiques dans l’environnement.
D’après les témoignages recueillis sur place, ces rejets auraient contaminé les sols et les nappes d’eau, provoquant des problèmes de santé graves au sein de la population, notamment chez les enfants et les personnes âgées.
Bien que l’installation ait cessé ses opérations en 2014, de nombreux habitants continuent de souffrir de troubles physiques, incluant des atteintes neurologiques et des limitations de mobilité.
Sur le plan judiciaire, l’affaire a été portée devant la Cour suprême du Kenya, qui a reconnu la responsabilité des faits et accordé une compensation financière à des milliers de victimes.
Toutefois, des acteurs de la société civile dénoncent des retards dans l’exécution des décisions, estimant que ces indemnisations sont cruciales pour améliorer les conditions de vie des populations affectées.
Dans un contexte plus large, des spécialistes mettent en garde contre la multiplication de situations similaires en Afrique, alors que la transition énergétique s’accompagne d’une augmentation des activités liées à la production et au recyclage des batteries.
Source: Newstimehub