- Les autorités sanitaires kényanes indiquent que les quatre nouveaux patients se trouvaient déjà en quarantaine. Au total, 128 des 130 personnes identifiées comme cas contacts ont été retrouvées et placées sous surveillance
NAIROBI (AA)
Le Kenya a confirmé, samedi, quatre nouveaux cas de maladie à virus Ebola, dont trois professionnels de santé ayant pris en charge le premier patient infecté dans le pays, portant à sept le nombre total de cas confirmés, selon le ministère de la Santé.
« Le ministère de la Santé confirme quatre nouveaux cas d’Ebola (maladie à virus Bundibugyo). Le nombre total de cas confirmés s’élève désormais à sept, y compris le premier patient décédé », a déclaré le directeur général de la Santé, Patrick Amoth, dans un communiqué.
Parmi les nouvelles personnes infectées figurent trois professionnels de santé, deux hommes âgés de 29 et 35 ans ainsi qu’une femme de 32 ans, qui avaient prodigué des soins au premier patient entre les 3 et 4 octobre.
Le quatrième cas concerne un homme, membre de la famille du premier patient décédé. Il était placé en quarantaine depuis le 6 octobre, selon les autorités sanitaires.
Patrick Amoth a précisé que les quatre patients avaient développé de la fièvre alors qu’ils se trouvaient déjà en quarantaine. Ils ont immédiatement été isolés avant que des analyses de laboratoire ne confirment leur infection par la souche Bundibugyo du virus Ebola.
Les infections ont été confirmées par le Laboratoire national de référence en virologie et l’Institut kényan de recherche médicale (KEMRI).
Les quatre patients bénéficient actuellement d’une prise en charge médicale adaptée, assurée par du personnel de santé spécialement formé. Selon le ministère, les deuxième et troisième patients se trouvent dans un état stable et répondent favorablement aux traitements.
Les autorités sanitaires ont souligné que la détection de ces quatre nouveaux cas parmi des personnes déjà placées en quarantaine avait permis de limiter les risques de propagation du virus.
Le ministère a indiqué que 128 des 130 personnes identifiées comme ayant été en contact avec les malades, soit 98,5 %, avaient été retrouvées et placées en quarantaine. Les recherches se poursuivent pour localiser les deux personnes restantes.
Patrick Amoth a assuré qu'aucun élément ne permettait, à ce stade, de conclure à une transmission communautaire du virus, estimant que le risque pour la population générale demeurait faible.
Les services sanitaires assurent également le suivi de quatre membres de la famille du premier patient, qui lui avaient apporté des soins durant son hospitalisation.
Malgré l'apparition de nouveaux cas, le Kenya n'a instauré aucune restriction concernant les déplacements, les échanges commerciaux ou les rassemblements publics. Les autorités affirment que le pays reste ouvert aux activités économiques.
Le premier patient confirmé résidait en République démocratique du Congo (RDC) avant de transiter par l'Ouganda et d'arriver à Nairobi le 3 octobre. Il est décédé deux jours plus tard.
L'apparition de ces infections suscite des inquiétudes quant au risque de propagation du virus Ebola en Afrique de l'Est, notamment en raison des importants mouvements de population entre le Kenya, l'Ouganda et la République démocratique du Congo.
Selon des données attribuées au Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), les autorités sanitaires congolaises avaient recensé, au 14 octobre, plus de 9 000 infections et plus de 4 000 décès liés à Ebola, faisant de cette épidémie la deuxième plus importante jamais enregistrée.
Face aux risques de transmission transfrontalière, les autorités sanitaires de la région maintiennent une surveillance renforcée, tandis que le Kenya intensifie ses opérations de recherche des cas contacts et de suivi épidémiologique afin d'endiguer la propagation du virus.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani
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