- L’agence onusienne indique que le gouvernorat de Taëz représente 76 % des départs et accueille 52 % des personnes nouvellement déplacées
ISTANBUL (AA)
Plus de 250 000 personnes ont été déplacées au Yémen entre le 1er août et le 17 octobre sur fond d’intensification des hostilités, a annoncé mardi le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Ce bilan, en hausse par rapport au précédent décompte de près de 213 000 personnes, place le gouvernorat de Taëz au cœur de la crise. Il concentre 76 % des départs et accueille 52 % des personnes nouvellement déplacées. Les gouvernorats de Lahj et d’Aden, dans le sud du pays, en accueillent respectivement 23 % et 13 %, selon l’agence onusienne.
« Les bombardements se sont intensifiés à Taëz, notamment dans les zones résidentielles et aux abords des établissements de santé, tandis que l’insécurité et les restrictions sur les principaux axes routiers continuent de limiter l’accès humanitaire et les déplacements », a indiqué le HCR dans un communiqué.
« À Aden, des frappes ont été signalées, notamment à proximité d’infrastructures civiles essentielles », a-t-il ajouté.
Au 17 octobre, le HCR et ses partenaires avaient évalué la situation de 12 283 ménages déplacés dans les gouvernorats d’Abyan, d’Aden, de Marib, de Lahj et de Taëz. Parmi eux, environ 2 050 familles étaient sans abri.
Les partenaires humanitaires chargés de l’hébergement ont aidé 3 166 ménages, mais quelque 33 700 familles ont encore besoin d’un hébergement, dans un contexte de grave sous-financement de la réponse humanitaire, a précisé l’agence.
À Lahj, les écoles du camp de Kharaz, qui accueille 9 490 réfugiés, ont de nouveau fermé le 11 octobre en raison de la dégradation de la situation sécuritaire. Les restrictions d’accès continuent également d’entraver les opérations humanitaires et les déplacements vers le camp et depuis celui-ci.
Le conflit au Yémen remonte à la prise de Sanaa et de plusieurs autres provinces par les Houthis en septembre 2014. Une coalition dirigée par l’Arabie saoudite est intervenue en mars 2015 pour soutenir le gouvernement reconnu par la communauté internationale.
Les Houthis contrôlent une grande partie du nord et de l’ouest du pays. Les forces gouvernementales et leurs alliés contrôlent Aden ainsi que de vastes territoires dans le sud et l’est.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz
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