- Le chancelier souligne que toute réflexion sur l’avenir de l’économie mondiale doit associer tous les principaux partenaires
BERLIN (AA)
Le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé mercredi le président américain Donald Trump à inviter l’Afrique du Sud au sommet du G20 prévu en décembre à Miami.
S’exprimant lors de la conférence Berlin Global Dialogue, Merz a estimé que tous les grands partenaires devaient être associés aux discussions sur l’avenir de l’économie mondiale. « De toute évidence, l’Afrique doit être à la table », a-t-il souligné.
« L’Union africaine est membre du G20. Et l’Afrique du Sud en fait également partie. C’est pourquoi j’exhorte à ce que l’Afrique du Sud soit représentée au sommet du G20 », a déclaré le chancelier, en référence au rassemblement des principales économies industrialisées et émergentes.
Donald Trump avait précédemment annoncé que l’Afrique du Sud ne serait pas invitée au sommet de 2026. Cette décision faisait suite au boycott par Washington du sommet organisé à Johannesburg et aux accusations du président américain concernant de prétendues persécutions contre les agriculteurs blancs en Afrique du Sud.
- L’Europe réclame une place plus importante
Dans son discours, Friedrich Merz a souligné que le G20 demeurait une plateforme essentielle à la coopération économique et à la prospérité mondiale. Il a également estimé que l’Europe, en tant que premier marché unique mondial, devait disposer d’une plus grande influence au sein du groupe.
Le chancelier a remercié Donald Trump d’avoir invité l’Espagne, les Pays-Bas et la Pologne, trois pays membres de l’Union européenne, à participer au sommet en tant qu’invités, aux côtés des membres permanents.
« Je travaillerai pour qu’ils restent associés aux travaux du G20 à l’avenir », a-t-il ajouté.
Merz a par ailleurs appelé à placer au cœur du sommet de Miami plusieurs enjeux majeurs pour l’économie mondiale, notamment les opportunités et les risques liés à l’intelligence artificielle, la sécurité et l’accessibilité de l’approvisionnement énergétique, les pratiques commerciales déloyales et l’augmentation de la dette publique à l’échelle mondiale.
Il a également proposé de faire de la croissance économique une priorité des discussions.
« Car aujourd’hui, plus que jamais, la stabilité économique et la prospérité dépendent de l’environnement international », a-t-il déclaré.
Dans cette perspective, l’Allemagne a proposé aux États-Unis un programme baptisé « Miami Growth Agenda », destiné à stimuler la croissance par une réduction des lourdeurs administratives, la mise en œuvre de réformes structurelles nécessaires et la facilitation des investissements.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir
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