Le député insoumis saisit la justice administrative après avoir dénoncé des campagnes de manipulation et des ingérences numériques ciblant sa candidature.
Suite à sa défaite face au maire sortant Jean-Luc Moudenc, réélu avec 53 % des suffrages, François Piquemal, député de La France insoumise, a annoncé son intention de saisir le tribunal administratif pour contester les résultats des élections municipales à Toulouse.
Selon son équipe juridique, relayée sur les réseaux sociaux, le candidat a été visé par des « opérations malveillantes » impliquant des interférences numériques étrangères, susceptibles d’avoir influencé le déroulement du scrutin.
D’autres élus insoumis, comme Sébastien Delogu à Marseille et David Guiraud à Roubaix, auraient également été ciblés par des campagnes de diffamation en ligne, diffusant des accusations infondées par le biais de comptes anonymes.
Le Réseau de Coordination et de Protection des Élections, créé sous l’égide du président Emmanuel Macron, a documenté ces actions jugées malveillantes, même si leur impact réel sur le vote demeure incertain. Certaines investigations indiquent la possible implication d’une société étrangère spécialisée dans la manipulation numérique, sans lien officiel avec un État.
Les services de renseignement français, notamment la DGSE, enquêtent pour identifier les auteurs et comprendre les mécanismes de ces campagnes. Les avocats de François Piquemal précisent que ces actions avaient pour objectif de ternir son image en diffusant de fausses accusations.
En complément du recours administratif, une plainte pénale devrait être déposée pour déterminer si ces ingérences ont pu altérer la sincérité du scrutin, condition nécessaire pour envisager une annulation.
Source: Newstimehub