- Âgé de 66 ans, il est soupçonné d’avoir participé aux dégradations commises lors des faits
AA/ Istanbul/ Sanaa Amir
Un deuxième suspect a été interpellé jeudi matin dans la Creuse dans le cadre de l’enquête sur l’incendie de la mairie de Limoges, survenu le 17 octobre, rapporte franceinfo.
Les faits reprochés au premier suspect ont été requalifiés en « tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique », après l’audition de 13 policiers municipaux présents dans le bâtiment.
Âgé de 66 ans, le deuxième homme est soupçonné d’avoir participé aux dégradations. Il a été arrêté dans un hameau du plateau de Millevaches. Selon franceinfo, il serait proche de la mouvance d’ultragauche et connu des services de police pour des faits de vol et de violences. Il connaissait le premier suspect, soupçonné d’avoir directement déclenché l’incendie.
La garde à vue de ce dernier a été prolongée de 48 heures. La procureure de Limoges, Émilie Abrantes, a expliqué que les témoignages des policiers municipaux avaient conduit à étendre les investigations.
« L’audition des 13 policiers municipaux présents au sein de la mairie au moment des faits justifie l’extension de la garde à vue au chef de tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique », a-t-elle déclaré.
Selon franceinfo, des images montrent les 13 agents à l’intérieur du bâtiment au moment de l’incendie. L’un d’eux aurait déclaré : « On est obligé de recevoir leurs propres pavés, parce qu'on n'a plus assez de cartouches et on n'a plus de gaz ! »
L’avocat du premier suspect, Me Guillaume Laverdure, a indiqué que son client avait exprimé des regrets, tout en faisant valoir son droit au silence sur les faits qui lui sont reprochés.
« Il a pu regretter ce qui s'était passé. Il a pu expliquer simplement, brièvement, qu'il pouvait trouver ça absolument terrible, ce qui a pu se passer. Mais en tout cas aujourd'hui, il fait valoir son droit au silence sur les faits qui lui sont reprochés, ce qui est un droit absolu », a-t-il affirmé.
Jeudi soir, les deux hommes étaient toujours en garde à vue au commissariat de Limoges, selon franceinfo. Ils pourraient être présentés à la justice vendredi en vue d’une éventuelle mise en examen.
L’enquête doit déterminer les circonstances exactes de l’incendie et le rôle de chacun des deux suspects.
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