- La candidate à la présidentielle, Ségolène Royal critique la réponse des autorités aux mobilisations lycéennes et dénonce le traitement réservé aux jeunes interpellés

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France : Ségolène Royal critique la réponse des autorités aux mobilisations lycéennes

AA / Istanbul / Ayse Bashoruz

L’ancienne ministre et candidate à la présidentielle française Ségolène Royal a vivement critiqué mercredi 7 octobre sur Public Sénat la politique menée par les autorités face aux mobilisations lycéennes, dénonçant notamment le recours aux menottes et aux gardes à vue concernant des jeunes.

Ségolène Royal a estimé que les autorités se montraient « plus sévères avec les enfants des lycées qu’avec les pédocriminels », établissant ainsi une comparaison entre le traitement réservé aux mineurs mobilisés et celui des auteurs présumés d’infractions sexuelles sur des enfants.

Au cours de son intervention, Ségolène Royal a directement mis en cause les ministres de l’Intérieur et de la Justice dans leur gestion des mobilisations lycéennes.

« Menotter les jeunes ou les mettre en garde à vue », a-t-elle déclaré, avant d’interroger les pratiques policières concernant les mineurs mobilisés.

« Vous avez vu un pédocriminel avec les menottes dans le dos quand des parents viennent au commissariat de police pour dire que leur enfant était victime d’un pédocriminel ? », a-t-elle déclaré sur Public Sénat.

Elle a également demandé si la police se rendait « chez le pédocriminel » pour lui passer les menottes, avant de conclure : « Qu’est-ce que c’est que ce ministère de l’Intérieur qui est plus cruel avec un enfant ? ».

Cette déclaration intervient dans un contexte de mobilisation lycéenne marqué par des débats sur les méthodes employées par les forces de l’ordre, notamment concernant les interpellations de mineurs et l’usage de certains équipements de maintien de l’ordre.

Le 7 octobre, le Premier ministre, Sébastien Lecornu a annoncé cinq chantiers pour répondre aux revendications lycéennes, avec des décisions attendues fin octobre. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a de son côté fait état de 18 saisines de l’IGPN (Inspection générale de la Police nationale), de 6 629 interpellations et de 761 policiers ou gendarmes blessés, tout en confirmant la suspension des grenades assourdissantes.

Aucune réaction spécifique du ministère de l’Intérieur ou du ministère de la Justice aux déclarations de Ségolène Royal n’est rapportée dans les éléments fournis.

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