- La députée européenne a été entendue le 14 octobre dans le cadre de sa plainte pour cyberharcèlement, tandis que l’auteur présumé de menaces de mort à son encontre doit être jugé en janvier 2027

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France : Rima Hassan réclame une réponse judiciaire rapide face aux menaces de mort et au cyberharcèlement

AA / Istanbul / Wafae El Baghouani

La députée européenne franco-palestinienne Rima Hassan a appelé, vendredi, à une réponse judiciaire rapide face aux menaces et au cyberharcèlement dont elle affirme être la cible depuis plusieurs mois, dénonçant un climat d'impunité et de désinformation qui contribuerait à alimenter les violences à son encontre.

Dans un communiqué conjoint publié sur le réseau social américain X avec son avocat Vincent Brengarth, l'eurodéputée a fait le point sur plusieurs procédures judiciaires en cours, prenant acte de récentes avancées tout en appelant les autorités à garantir une réponse pénale effective.

« Depuis plusieurs jours, les autorités judiciaires semblent enfin prendre la mesure des agissements dont Mme Rima Hassan est la cible depuis de longs mois », indiquent les signataires.

Ces derniers disent espérer que les développements judiciaires témoignent d'une volonté réelle de faire respecter le droit, et non d'une simple réponse de circonstance après plusieurs mois d'inaction qu'ils dénoncent.

- Un procès prévu en janvier 2027 pour des menaces de mort

Le premier dossier concerne une plainte déposée après la diffusion sur Instagram d'une vidéo contenant des menaces de mort visant l'eurodéputée.

Selon le communiqué, l'auteur présumé des menaces a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Cahors, où il doit comparaître en janvier 2027.

Rima Hassan a salué cette évolution judiciaire, tout en précisant avoir échangé avec l'intéressé depuis les faits. Celui-ci lui aurait présenté ses excuses et retiré la vidéo incriminée.

L'eurodéputée souhaite que ces éléments soient pris en considération dans la procédure, notamment les éventuelles conséquences d'une condamnation sur la vie professionnelle et personnelle du prévenu, sous réserve d'une évolution ultérieure de sa position.

Elle affirme néanmoins vouloir participer pleinement à la procédure, tout en soulignant l'importance d'une réponse judiciaire proportionnée aux faits reprochés.

- Une audition dans le cadre d'une plainte pour cyberharcèlement

Dans un second volet, Rima Hassan indique avoir été entendue par les enquêteurs le 14 octobre 2026 dans le cadre de sa plainte pour cyberharcèlement.

La députée européenne dénonce une multiplication d'attaques personnelles sur les réseaux sociaux, comprenant notamment des menaces de mort et de viol, ainsi que des campagnes répétées de dénigrement.

Selon elle, la virulence du débat politique ne saurait justifier des comportements susceptibles de relever du droit pénal.

Sa défense considère que ces attaques visent à intimider une représentante élue et, au-delà de sa personne, à réduire au silence une parole politique.

Rima Hassan insiste également sur les conséquences plus larges de ces pratiques, estimant que leur banalisation pourrait exposer d'autres élus, militants et journalistes à des violences similaires.

Elle affirme ne pas chercher à se présenter comme une victime, mais vouloir attirer l'attention des autorités sur un phénomène dont la répétition pourrait, selon elle, être favorisée par l'absence de sanctions.

- La désinformation accusée d'alimenter les campagnes de haine

Le communiqué met également en cause la circulation d'informations présentées comme trompeuses concernant Rima Hassan, que sa défense considère comme un facteur aggravant du cyberharcèlement.

Les signataires évoquent notamment l'épisode de la prétendue découverte de stupéfiants, dont des informations avaient circulé pendant une garde à vue de l'eurodéputée.

Ils dénoncent la diffusion de ces allégations alors que l'enquête était en cours, estimant qu'elle s'est faite au mépris du secret de l'enquête.

Selon eux, la déformation répétée des positions politiques de Rima Hassan contribue à nourrir de nouvelles vagues d'hostilité sur les plateformes numériques.

La défense dénonce ainsi un mécanisme dans lequel la désinformation et le cyberharcèlement s'alimenteraient mutuellement, favorisant la multiplication des attaques personnelles.

- Rima Hassan demande la tenue rapide d'un procès

L'eurodéputée réclame désormais que la procédure engagée pour cyberharcèlement aboutisse à un procès dans les meilleurs délais.

Son avocat affirme qu'un certain nombre d'auteurs présumés des faits ont déjà été clairement identifiés et estime qu'aucune justification ne permettrait de prolonger l'absence de réponse pénale.

Au-delà de son cas personnel, Rima Hassan entend mettre en lumière les difficultés rencontrées par les responsables politiques confrontés à des campagnes de menaces et de harcèlement en ligne.

Les deux procédures demeurent toutefois distinctes : une audience est annoncée en janvier 2027 dans l'affaire des menaces de mort, alors qu'aucune date de procès n'a été précisée concernant la plainte pour cyberharcèlement.

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