- Le président des Républicains réaffirme son soutien à deux États, israélien et palestinien, avec Jérusalem pour capitale commune

NEWSTIMETR
NEWSTIMETR
France : Retailleau critique la politique de Netanyahu en Cisjordanie mais refuse de suspendre l’accord UE-Israël

AA / Istanbul / Serap Dogansoy

Le président des Républicains, Bruno Retailleau, a affirmé jeudi sur LCI ne pas soutenir les politiques du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, jugeant sa politique en Cisjordanie « condamnable », tout en s’opposant à la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.

« Je pense que ça pénalisera des Israéliens qui ne sont pas du tout dans cette idéologie expansionniste », a déclaré le président des Républicains, candidat à l’élection présidentielle en France. « Comme d’habitude, ça pénalisera d’autres que ceux qui sont au pouvoir. »

Interrogé sur le lien entre son soutien à Israël et la lutte contre l’antisémitisme en France, il a répondu : « Je ne confonds pas les deux. »

Il a défendu l’existence de l’État israélien, tout en précisant : « Je n’appuie pas les politiques de Benyamin Netanyahu. »

- Une solution à deux États

Bruno Retailleau a assuré que, s’il était élu président, il suivrait la « ligne qui a toujours été celle du général de Gaulle ».

« Il doit y avoir, à terme, deux États : l’État israélien et l’État palestinien avec une capitale commune, Jérusalem », a-t-il déclaré.

Revenant sur son déplacement en Israël le 7 octobre pour les commémorations des attaques du Hamas de 2023, il a expliqué avoir souhaité se recueillir sur les lieux des massacres. Il a indiqué avoir rencontré le président israélien Isaac Herzog, sans rencontrer d’autres responsables politiques.

- Une reconnaissance contestée par LR en 2025

Ces déclarations interviennent alors que Les Républicains s’étaient opposés aux modalités de la reconnaissance de l’État de Palestine annoncée par Emmanuel Macron le 24 juillet 2025.

Dans un communiqué repartagé par Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, le parti affirmait avoir « toujours été favorable à la reconnaissance d’un État palestinien », mais estimait que cette décision donnerait une victoire au Hamas tant que les otages israéliens n’étaient pas libérés.

LR jugeait non remplies les conditions précédemment évoquées par Emmanuel Macron, notamment la libération des otages, la démilitarisation et la mise à l’écart du Hamas, la réforme de l’Autorité palestinienne et la reconnaissance d’Israël et de son droit à vivre en sécurité. Le parti demandait également au gouvernement israélien de mettre fin au blocus humanitaire.

En septembre 2025, le ministère de l’Intérieur dirigé par Bruno Retailleau avait par ailleurs demandé aux préfets de s’opposer aux drapeaux palestiniens sur les mairies et autres édifices publics le 22 septembre, jour de la reconnaissance française. Il invoquait la neutralité du service public et préconisait de saisir la justice administrative contre les décisions des maires maintenant ce pavoisement.

#