- L’eurodéputé, partisan d’une rupture avec La France insoumise (LFI), a recueilli les suffrages de 120 587 votants, devançant largement le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, crédité de 14,48 % des voix
AA/Istanbul/ Sanaaa Amir
Raphaël Glucksmann a remporté dès le premier tour la primaire sociale-démocrate organisée par le Parti socialiste (PS) et Place publique en vue de l’élection présidentielle de 2027, avec 66 % des voix, selon les résultats annoncés dimanche 11 octobre. Un second tour ne sera donc pas nécessaire.
L’eurodéputé, partisan d’une rupture avec La France insoumise (LFI), a recueilli les suffrages de 120 587 votants, devançant largement le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, crédité de 14,48 % des voix. Les trois autres candidats, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel, ont chacun obtenu moins de 10 % des suffrages.
À la suite de sa victoire, Raphaël Glucksmann a estimé que la présidentielle de 2027 constituait « l’élection la plus importante de la cinquième République ».
« C’est l’élection, pour la France, de la dernière chance. Pour qu’elle reste elle-même, une terre de justice, de fraternité, d’égalité, qu’elle soit fidèle à son idéal de justice et à sa grandeur », a-t-il déclaré.
Le candidat a également appelé à l’unité de la gauche, affirmant que sa « première responsabilité » était de rassembler « toute la famille socialiste, ensuite toute la famille de la gauche démocratique ».
« Je vous le dis, notre véritable adversaire, il n’est pas dans cet espace, c’est l’extrême droite et nous allons nous unir pour partir au combat », a-t-il poursuivi.
Arrivée en troisième position, Ségolène Royal a, de son côté, exprimé sa déception tout en affirmant sa volonté de contribuer au rassemblement de la gauche.
« Je suis déçue, bien sûr », a-t-elle reconnu, avant d’ajouter : « Il y en a qui gagnent, il y en a qui perdent, c’est la vie. »
L’ancienne candidate à l’élection présidentielle a toutefois assuré n’avoir « aucun regret », estimant avoir défendu « une voix forte, une voix de femme, une volonté de rassembler la gauche ».
« J’aiderai à ce rassemblement à gauche, car c’est la première fois que le PS n’a pas de candidat en tant que tel. Je pense qu’il faut compenser ça par un rassemblement à gauche », a-t-elle déclaré.
Parallèlement à cette primaire, le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a tenu un meeting à Clermont-Ferrand. Gabriel Attal, figure de Renaissance, et Édouard Philippe, membre d’Horizons, étaient quant à eux à Dijon.
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