Selon Pascal Sudre, les autorités locales ont évoqué la participation de plus de 30 000 personnes, ce qui constituerait une mobilisation d’une ampleur exceptionnelle pour Orléans, une ville de taille moyenne
AA/Istanbul/Sanaa Amir
Plus de 70 organisations associatives, politiques et syndicales se sont mobilisées samedi à Orléans, dans le centre de la France, pour participer à une manifestation contre l’extrême droite, organisée en réaction à la tenue d’un événement du Rassemblement national (RN) au Co’Met, un complexe événementiel de la ville, a déclaré Pascal Sudre, secrétaire général de l’Union départementale de la CGT du Loiret, interrogé par BFMTV.
Le responsable syndical a qualifié cette mobilisation d’« historique », évoquant les prévisions de participation communiquées par le préfet de la région Centre-Val de Loire et le maire d’Orléans, qui tablaient sur plus de 30 000 manifestants.
« Pour une ville comme Orléans, de taille moyenne, ça va être, comme je le disais, quelque chose d’assez historique », a-t-il affirmé sur la chaîne française.
La manifestation, dont le départ était prévu à 10 h 30 depuis l’esplanade du Souvenir français, s’inscrit dans une mobilisation plus large contre l’extrême droite. La CGT figure parmi les organisations à l’origine de cette initiative, qui rassemble des associations, des partis politiques et des syndicats.
Interrogé sur les raisons du maintien de la mobilisation malgré le contexte et les tensions, Pascal Sudre a souligné que la lutte contre l’extrême droite et le fascisme faisait partie de l’histoire et de l’identité du syndicat.
« Notre combat à la CGT contre l’extrême droite et le fascisme, en fait, il fait partie de notre ADN », a-t-il déclaré.
Le responsable syndical a également rappelé que la CGT rendait chaque année hommage à ses membres morts au combat ou fusillés, notamment par les nazis, soulignant la continuité historique de son engagement contre le fascisme.
« C’est tout naturel pour nous, si je peux m’exprimer ainsi, de nous mobiliser contre la venue du RN à Comet, donc à quelques kilomètres du Campo Santo où nous nous trouvons ce matin », a-t-il expliqué.
Pascal Sudre a par ailleurs insisté sur l’ampleur du rassemblement, qui dépasse le seul cadre syndical. Selon lui, la participation de plus de 70 organisations témoigne d’une volonté commune de réunir des acteurs aux sensibilités différentes autour de la lutte contre l’extrême droite.
« Nous sommes aujourd’hui à plus de 70 organisations associatives, politiques et syndicales qui appellent aujourd’hui », a-t-il précisé, estimant que cette convergence était elle-même un fait marquant.
« On n’a jamais vu autant d’organisations qui se rejoignaient malgré, des fois, nos différences et nos désaccords. Et sur cette bataille contre l’extrême droite, tout le monde s’est réuni », a-t-il ajouté.
Le rassemblement devait être précédé de plusieurs prises de parole avant le départ du cortège. En parallèle, un village antifasciste organisé notamment par la CGT devait se tenir tout au long de l’après-midi au Campo Santo, un ancien cloître situé à proximité de la cathédrale d’Orléans.
Cette mobilisation intervient alors que la venue du RN dans le secteur suscite une opposition de plusieurs organisations syndicales, associatives et politiques, qui entendent faire de cette journée une démonstration de leur rejet de l’extrême droite.
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