- Le ministre français de l’Enseignement supérieur a défendu le maintien de Parcoursup, la plateforme nationale d’admission dans l’enseignement supérieur, affirmant que sa suppression ne pouvait être envisagée sans solution de remplacement

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France : Philippe Baptiste défend Parcoursup face aux appels à sa suppression

AA / Istanbul / Ayse Bashoruz

Le ministre français de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a écarté mardi la suppression de Parcoursup, la plateforme nationale d’admission dans l’enseignement supérieur, tout en se disant ouvert à des modifications de son fonctionnement.

Interrogé sur franceinfo, le ministre a défendu la nécessité d’un outil pour organiser l’accès de plus d’un million de jeunes aux formations et appelé les responsables politiques favorables à sa suppression à préciser par quoi ils entendaient le remplacer.

« Moi, ma responsabilité en tant que ministre, c’est de leur trouver une place », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de tenir compte du parcours des candidats et des capacités d’accueil des établissements.

« On peut changer l’outil, on peut le modifier », a-t-il toutefois reconnu, qualifiant de « démagogie chimiquement pure » les propositions de suppression sans solution de remplacement clairement définie.

Évoquant les revendications des lycéens, Philippe Baptiste a estimé qu’elles portaient principalement sur les conditions d’enseignement : état des bâtiments, équipements défectueux et organisation des emplois du temps.

Selon lui, environ 15 % des lycéens expriment des interrogations ou des revendications liées à Parcoursup, concernant aussi bien l’accompagnement à l’orientation que l’utilisation de la plateforme et les possibilités de formation dans le supérieur.

Philippe Baptiste a également défendu les mécanismes de quotas destinés aux candidats boursiers, présentés comme un instrument favorisant leur accès aux formations. Il a affirmé que 150 000 jeunes auraient obtenu une place dans une formation grâce à leur statut de boursier depuis la mise en place de Parcoursup, alors qu’ils n’en auraient pas obtenu autrement.

Les déclarations du ministre interviennent dans un contexte de contestation du fonctionnement de Parcoursup et de débats sur l’égalité d’accès aux études supérieures.

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