- Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a dénoncé les violences et les dégradations survenues dans la capitale lors de la mobilisation du 17 octobre
AA / Istanbul / Ayse Bashoruz
Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a exprimé samedi 17 octobre sa colère et son inquiétude face aux violences survenues dans la capitale en marge de la mobilisation nationale contre la vie chère, faisant état de 191 interpellations et de plusieurs zones de tension, lors d’interventions sur Franceinfo.
« Je suis très en colère, je suis aussi inquiet parce qu’à ce stade, il y a encore plusieurs zones d’affrontement », a déclaré le maire, évoquant notamment les secteurs de la place de la République, des Champs-Élysées, de Bastille et de Nation, ainsi que le 10e arrondissement.
Selon Emmanuel Grégoire, des commerces ont été pris pour cible et des tentatives d’incendie ont été signalées au pied d’immeubles d’habitation.
Le maire a fait état de dégâts importants dans plusieurs rues, touchant des commerces, des équipements de l’espace public et des monuments.
« Le bilan sera lourd », a-t-il estimé, soulignant les conséquences économiques et sociales des dégradations. Il a notamment évoqué les salariés susceptibles d’être placés au chômage technique à la suite de la destruction ou de la fermeture de leur lieu de travail, ainsi que les agents municipaux mobilisés pour nettoyer et remettre en état les espaces endommagés.
Grégoire a également appelé à distinguer les participants à la mobilisation sociale des individus responsables des violences.
Interrogé sur l’hypothèse d’une infiltration des manifestations par l’ultragauche, évoquée par le gouvernement, Emmanuel Grégoire a déclaré ne pas disposer d’éléments lui permettant de confirmer cette attribution. Il a toutefois dénoncé les actes de pillage et les incendies, qu’il a distingués des revendications sociales portées par les manifestants.
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