- Le groupe apporte son soutien aux élus concernés et dénonce une « tentative de censure », dans un communiqué publié mercredi
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Le groupe La France insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale a dénoncé mercredi une procédure de sanction visant quatre de ses députés, qui avaient, selon lui, dénoncé des comportements racistes lors d’une séance parlementaire.
Dans un communiqué daté du 14 octobre, le groupe indique que la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a inscrit à l’ordre du jour du bureau une délibération concernant Alma Dufour, Farida Amrani, Mathias Tavel et Andy Kerbrat.
LFI relie cette procédure à la séance du 7 juillet, consacrée à un texte qu’il qualifie de loi « permis de tuer ». Les quatre élus avaient alors dénoncé, selon le groupe, « le racisme qui prévaut sur les bancs de l’extrême droite ».
Le groupe met notamment en cause Hélène Laporte, vice-présidente de l’Assemblée nationale et députée du Rassemblement national (RN). Il lui reproche d’avoir confondu deux députées parce qu’elles étaient, selon lui, toutes deux arabes, et d’avoir omis à plusieurs reprises de prononcer le patronyme à consonance étrangère d’un autre député.
Pour LFI, ces comportements relèvent du « racisme systémique ordinaire que subissent des millions de nos compatriotes ».
Le groupe réaffirme son soutien aux quatre parlementaires et accuse Yaël Braun-Pivet de donner suite à une demande du RN.
« Les insoumis ne céderont pas à cette tentative de censure et continueront à dénoncer le racisme partout où il se trouve », affirme le communiqué.
Le document ne précise ni la nature des sanctions envisagées ni l’issue de la délibération du bureau.
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