- Les engagements de l’État auprès des cabinets privés retombent à près de 60 millions d’euros, sur un périmètre excluant le conseil informatique
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Les dépenses engagées par l’État français pour des prestations de conseil extérieur ont diminué d’environ 38 % en 2025, à 59,9 millions d’euros contre 96,1 millions en 2024, selon un rapport annexé au projet de loi de finances pour 2027, mis en ligne mardi par la direction du budget.
Ce montant est le plus faible depuis le début du suivi en 2021. Les engagements atteignaient alors 271,5 millions d’euros, avant de diminuer en 2022 et 2023, puis de rebondir en 2024. Leur recul atteint ainsi 78 % sur quatre ans.
Cette baisse intervient après la polémique suscitée en 2022 par un rapport du Sénat sur le coût, la transparence et l’influence des missions confiées par l’État aux cabinets de conseil privés, notamment McKinsey.
Le gouvernement a renforcé l’encadrement de ces prestations en 2022. Le dispositif prévoit notamment de vérifier que le recours à un prestataire extérieur est justifié par l’absence de compétences ou de ressources internes disponibles.
Les chiffres du rapport budgétaire portent sur les autorisations d’engagement, c’est-à-dire les dépenses auxquelles l’administration s’engage, et non sur les seuls paiements effectués durant l’année. Ils couvrent notamment le conseil en stratégie et organisation, la communication et l’expertise juridique, mais excluent le conseil informatique.
Le rapport recense 4 470 nouvelles commandes ou ajustements en 2025, pour un montant moyen de 13 401 euros, contre 23 222 euros en 2024.
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