- Alors que le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez décide de laisser quatorze compagnies de CRS au repos lors des manifestations du samedi 17 octobre

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France : les chocolateries de la famille de Brigitte Macron protégées pendant que brûlait la mairie de Limoges

Ankara (AA)

Une polémique éclate en France après les révélations du journal satirique « Le Canard enchaîné » concernant la gestion de la sécurité lors des manifestations du samedi 17 octobre.

Les forces de l'ordre se voient reprocher d'avoir sanctuarisé des intérêts privés liés à la famille de la Première dame, au détriment de la protection de bâtiments publics majeurs.

Une compagnie entière de CRS a en effet été déployée pour garder les boutiques de la célèbre « maison Trogneux », propriété du frère de Brigitte Macron, au Touquet et à Amiens.

Au même moment, la ville de Limoges se retrouvait totalement dépourvue de forces mobiles, ce qui a permis le débordement des manifestants et l'incendie partiel de l'hôtel de ville.

La stratégie du préfet de police, Laurent Nuñez, suscite une profonde incompréhension alors que quatorze autres compagnies de CRS étaient pourtant laissées au repos ce jour-là.

Cette nuit de tensions s'inscrit dans une crise sociale aiguë qui secoue la France depuis plusieurs semaines, née de revendications sur le pouvoir d'achat avant de basculer vers un rejet global des institutions. Les attaques contre les symboles de la République témoignent d'une rupture profonde qui commence désormais à déborder les frontières nationales.

À l'instar des mouvements sociaux français historiques, cette colère s'exporte en Europe par un phénomène de mimétisme tactique.

Giorgia Meloni a réuni un sommet de sécurité d'urgence à Rome. Prenant acte de la crise, le gouvernement italien a décidé d'engager un tour de vis sécuritaire sans précédent en ordonnant le déploiement immédiat de 500 soldats de l'armée de terre à Milan pour patrouiller, sécuriser les centres de profit et appuyer des forces de l'ordre débordées.

Face à cette convergence des colères transfrontalières, alimentée par les réseaux sociaux, les chancelleries de pays voisins comme la Belgique ou l'Allemagne durcissent préventivement leurs dispositifs de maintien de l'ordre par crainte d'une extension généralisée du mouvement à l'approche de l'hiver.

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