- Les discussions doivent porter sur les conditions d’enseignement et Parcoursup, alors que les organisations lycéennes jugent les premières réponses du gouvernement insuffisantes

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France : les blocages de lycées se poursuivent avant une nouvelle rencontre avec le ministre de l’Éducation

AA / Ankara / Ayse Betul Akcesme

Des établissements scolaires restaient bloqués jeudi 15 octobre en France, avant une troisième réunion entre les organisations lycéennes et le gouvernement sur les conditions d’enseignement et l’accès aux études supérieures, rapportent les médias français.

Prévue à 17 h 30, la rencontre doit porter sur l’état des bâtiments scolaires, les emplois du temps et Parcoursup, la plateforme nationale d’admission dans l’enseignement supérieur.

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a promis d’apporter "des réponses" aux lycéens, après avoir reçu plus de 90 000 contributions sur une plateforme de concertation en ligne, rapporte TF1 Info.

Les organisations Les Lycéens ! et l’Union syndicale lycéenne avaient jugé les résultats de la précédente réunion, tenue le 8 octobre, insuffisants et appelé à poursuivre la mobilisation. Le gouvernement se dit prêt à modifier Parcoursup et à renforcer l’accompagnement à l’orientation, mais exclut de supprimer le dispositif.

Édouard Geffray a également annoncé le déploiement de 3 000 enseignants remplaçants dans les lycées les plus en difficulté, afin de pallier les absences de professeurs non remplacées. Cette annonce n’a toutefois pas satisfait les organisations mobilisées.

Parti le 17 septembre d’un établissement de la banlieue parisienne, le mouvement s’est étendu à travers la France, avec le soutien d’organisations étudiantes et syndicales. Selon le ministère, 160 établissements étaient encore bloqués mercredi en fin de matinée.

Un bilan du ministère de la Justice, communiqué mercredi et relayé par Le Parisien, fait état de 7 950 gardes à vue depuis le début du mouvement, dont environ 85 % concernaient des mineurs.

Au total, 2 735 poursuites ont été engagées, dont 2 190 visant des mineurs, tandis que 26 personnes ont été placées en détention provisoire, dont neuf mineurs. Le bilan recense également 2 225 alternatives aux poursuites et 1 263 classements sans suite.

Par ailleurs, plus de 200 lycéens et près de 150 personnels de l’Éducation nationale ont été blessés depuis le début de la mobilisation, selon les chiffres des autorités rapportés par le quotidien. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert 36 enquêtes.

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