- Le Premier ministre a dit vouloir « concilier la liberté de manifester avec la protection des centres-villes »
AA / Istanbul / Mariem Njeh
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a affirmé vendredi soir que « le niveau de menace reste encore élevé demain », à la veille d’une nouvelle journée de mobilisation, et a annoncé que le gouvernement allait « bouger » sur Parcoursup. Il s’exprimait devant la presse, à l’hôtel de police de Limoges, après l’incendie de l’hôtel de ville de la ville survenu samedi dernier.
- Sécurité: un dispositif « pas le même »
« Je ne veux pas mentir aux Françaises et aux Français, le niveau de menace reste encore élevé demain », a déclaré Lecornu, en citant « l’ultra-gauche » et « l’extrême-gauche radicale ». Il a ajouté que la délinquance profitait des troubles « pour voler ».
Le Premier ministre a affirmé que le retour d’expérience avait été fait et que le dispositif n’était « pas le même » que la semaine précédente, « pas que par la quantité des forces », mais aussi par le travail du renseignement et l’emploi des forces. Une cellule de crise est « déjà mise en place », a-t-il dit, réunie par son directeur de cabinet. Il a dit s’en tenir là sur le détail.
Interrogé sur la mobilisation prévue à Paris et à Orléans, Lecornu a dit vouloir « concilier la liberté de manifester avec la protection des centres-villes ». Il a ajouté que la garantie de l’ordre public « incombe évidemment à l’État » mais « concerne aussi l’ensemble de la classe politique », qu’il a réunie cette semaine à Matignon.
Le Premier ministre a affirmé que ce qui s’était passé à Limoges « n’a rien à voir avec un mouvement social ou un mouvement lycéen ». Il a mis en garde contre l’amalgame entre manifestants et « celles et ceux qui pillent et qui cassent » : « si on mélange tout, on ne va pas y arriver ».
- Parcoursup: « La réponse est oui »
Sur Parcoursup, Lecornu a répondu par l’affirmative à la question de savoir si le gouvernement allait « bouger » : « La réponse est oui ». Il a dit avoir « entendu » des demandes de changement venues de plusieurs formations politiques, tout en jugeant que ceux qui veulent supprimer la plateforme proposent rarement de solution de remplacement.
Il a annoncé un plan « en début de semaine prochaine », qui doit aborder le nombre de professeurs, le nombre d’élèves par classe au lycée et la question des bâtiments. « Le préalable du tout, c’est le retour à l’ordre », a-t-il dit, ajoutant qu’« il fallait aussi une réponse politique au mouvement lycéen ». Il a affirmé qu’il n’y avait « aucun lien » entre l’incendie de la mairie et Parcoursup. Ceux qui en voient un sont, selon lui, « soit des menteurs, soit des personnes qui n’ont vraiment pas compris ce qui se passait ».
Vie & Développement

