- « À ceux qui clairement veulent faire de ces violences "un tour de chauffe" avant l’élection présidentielle, je le dis clairement : nous ne nous laisserons pas intimider. Personne n’imposera son agenda politique par la violence », déclare Lecornu

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France : Lecornu avertit que « personne n’imposera son agenda politique par la violence »

AA / Istanbul / Mariem Njeh

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a affirmé, samedi, que « les manifestations pacifiques ont toute leur place dans notre République », ajoutant que « les incendies, les pillages et les attaques n’en ont aucune ».

Selon lui, « aujourd’hui, des groupes d’ultragauche ont organisé la violence dans plusieurs villes de France » et « des délinquants s’y sont mêlés pour piller et détruire ».

Lecornu a déclaré vouloir dire aux Français « qu’ils peuvent être fiers de leurs policiers et de leurs gendarmes », qui « ont affronté une violence d’une extrême intensité pour protéger nos concitoyens » et « méritent tout notre soutien ».

Il a affirmé que « nous ne nous laisserons pas intimider » et que « personne n’imposera son agenda politique par la violence », s’adressant à ceux qui, selon lui, veulent faire de ces violences « un tour de chauffe » avant l’élection présidentielle.

« Les consignes données sont claires : empêcher les exactions, protéger les biens et les personnes, interpeller leurs auteurs et les déférer à la justice », déclare le Premier ministre.

Il a annoncé que le gouvernement « ira jusqu’au bout de la discussion du projet de loi “casseurs-payeurs” ». Selon lui, « l’argent public est rare : il doit financer nos services publics, pas réparer sans fin ce que des casseurs détruisent ».

Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a de son côté condamné « avec la plus grande fermeté » les violences qui se déroulent actuellement dans les rues de la capitale.

« Les violences qui se déroulent actuellement dans les rues de Paris sont inacceptables. Je les condamne avec la plus grande fermeté », déclare le maire.

« Le droit de manifester est une liberté fondamentale de notre République. Il doit pouvoir s’exercer dans le respect de toutes et tous, sans violences ni dégradations », a-t-il affirmé.

Il a appelé également « au calme et à l’apaisement », estimant que « rien ne doit nous détourner de l’exigence démocratique d’entendre les colères et de permettre leur expression pacifique ».

Ces déclarations interviennent alors que des mobilisations ont lieu dans plusieurs villes de France, notamment à Paris, Lyon, Rennes et Lille.

Les revendications portent notamment sur la baisse du prix des carburants et le rejet du gel des prestations sociales et des salaires du secteur public prévu dans le projet de budget, sur fond de hausse générale du coût de la vie.

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