- Christophe Leribault défend une modernisation du musée sur douze à quinze ans et envisage une hausse des tarifs d’entrée pour contribuer à son financement
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Le Louvre devra, à terme, fermer ses portes s’il n’est pas rénové, a averti son président-directeur Christophe Leribault dans un entretien au Figaro publié mercredi, défendant la nécessité de travaux face à la dégradation du bâtiment et à l’engorgement du musée.
« Si le Louvre n’est pas réparé, adapté et transformé, il se déplace très rapidement et devra, à terme, fermer ses portes au public », a-t-il déclaré.
Il ne s’agit toutefois pas d’une annonce de fermeture : les travaux doivent être réalisés en maintenant le musée ouvert, avec des fermetures successives de sections.
Nommé en février, Leribault décrit des équipements vieillissants, des fuites et des problèmes de chauffage. La galerie Campana, fermée depuis le début de l’année après la découverte de fragilités dans certaines poutres, doit être vidée de ses milliers de vases pour permettre des travaux de consolidation.
Il défend également le projet « Louvre Nouvelle Renaissance », annoncé par Emmanuel Macron et estimé à 600 millions d’euros.
« On ne peut plus faire passer 9 millions de visiteurs par la Pyramide », estime-t-il, soulignant aussi l’engorgement de l’aile Denon lié à la fréquentation de la Joconde.
Le président espère ouvrir la nouvelle entrée et les nouvelles salles d’exposition dans cinq ou six ans. La rénovation complète s'étale sur douze à quinze ans, mais le lancement du chantier reste soumis à l’autorisation du prochain gouvernement.
Pour financer cette remise à niveau, Leribault recherche des mécènes, notamment à l’étranger, sans engagement signé à ce stade.
Il n’exclut pas non plus une augmentation des tarifs d’entrée « dans une limite très raisonnable », alors que son budget doit diminuer de 3 millions d’euros en 2027.
Un an après le cambriolage de la galerie d’Apollon, la sécurité reste sa première priorité. De nouvelles caméras et protections sont déployées, tandis que les autres joyaux de la Couronne et plusieurs objets précieux ont été mis à l’abri dans l’attente de conditions d’exposition adaptées.
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