- Le ministre français de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a défendu la stratégie budgétaire du gouvernement, affirmant que les recettes fiscales liées aux carburants avaient diminué de 357 millions d’euros depuis le début de l’année

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France : le gouvernement défend son budget 2027 et annonce une baisse du prix du gazole à partir du 1er novembre

AA / Istanbul / Ayse Bashoruz

Le ministre français de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a défendu mardi 13 octobre la politique budgétaire du gouvernement, alors que s’ouvraient à l’Assemblée nationale les débats sur le projet de budget pour 2027, et annoncé une baisse attendue du prix du gazole à partir du 1er novembre grâce à la mobilisation des stocks stratégiques de carburant.

Le ministre a indiqué que les recettes fiscales de l’État liées aux carburants avaient diminué de 357 millions d’euros depuis le début de l’année, en incluant les recettes de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et celles des accises sur les carburants, lors de son intervention sur Telematin.

« Les recettes fiscales liées au carburant […] ont baissé pour l’État de 357 millions d’euros », a-t-il déclaré, rejetant les accusations selon lesquelles la hausse des prix à la pompe aurait permis aux pouvoirs publics d’accroître leurs recettes fiscales.

Concernant la motion de rejet déposée par le Parti socialiste, David Amiel a estimé qu’une telle initiative constituerait un « coup dur pour la démocratie parlementaire », la qualifiant de « motion de boycott ».

Le ministre a appelé les députés à participer aux discussions budgétaires, soulignant que les taux d’intérêt élevés rendaient nécessaire un débat sur les moyens de réduire le déficit public.

Il a rappelé que des compromis avaient été trouvés avec les socialistes lors des discussions budgétaires de 2025 et 2026, permettant à la France de se doter d’un budget.

Amiel a également indiqué que le gouvernement était disposé à discuter des propositions portant sur la justice sociale et fiscale, notamment celles visant les contribuables les plus fortunés. « Il n’y aura jamais de tabou en la matière de notre part pour lutter contre l’optimisation fiscale, pour lutter contre certaines rentes », a-t-il affirmé.

- Une baisse du prix du gazole attendue au 1er novembre

Le ministre a confirmé que la mobilisation des stocks stratégiques devait contribuer à faire baisser le prix du gazole à partir du 1er novembre, conformément à l’annonce attribuée au Premier ministre Sébastien Lecornu.

Concernant le coût de cette opération pour les finances publiques, Amiel a expliqué que les stocks utilisés auraient vocation à être reconstitués l’année suivante, lorsque les prix du marché auront, selon les attentes du gouvernement, diminué.

Il a rappelé que les stocks stratégiques étaient précisément destinés à être mobilisés lors de crises aiguës afin d’atténuer leurs conséquences pour les consommateurs.

Le ministre a également indiqué que le gouvernement avait engagé des mesures d’économie depuis le début de la guerre dans le détroit d’Ormuz, dans le but de contenir le déficit public et de financer des aides ciblées en faveur des secteurs économiques et des ménages les plus affectés.

- L’éducation, une priorité budgétaire revendiquée

Concernant les revendications des lycéens, notamment de remplacement des enseignants, les emplois du temps et la réforme de Parcoursup, David Amiel a estimé que les demandes ne se limitaient pas aux questions budgétaires.

Il a néanmoins reconnu que des besoins supplémentaires en moyens étaient également soulevés.

Le ministre a affirmé que l’éducation nationale constituait le poste du budget civil bénéficiant de la plus forte augmentation dans le projet initial du gouvernement.

Alors que les revendications évoquées au cours de l’entretien portaient sur une hausse de 10 milliards d’euros, dont un milliard supplémentaire pour l’éducation au cours des prochaines années, Amiel a laissé ouverte la possibilité d’une augmentation des dépenses.

Le ministre a estimé que les décisions prises lors des débats parlementaires avaient contribué à dégrader le déficit public de 8 milliards d’euros, un montant qu’il a comparé au coût de 150 000 enseignants.

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