- « Il y a évidemment une proportionnalité qui est apportée dans la réponse concernant le maintien de l’ordre et évidemment un discernement qui est réalisé de la part des forces de l’ordre », a déclaré Maud Bregeon

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France : le gouvernement défend sa réponse au mouvement lycéen et annonce des réflexions sur l’Éducation nationale

AA / Istanbul / Ayse Bashoruz

La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a défendu, le jeudi 8 octobre lors de son intervention sur Franceinfo, la réponse de l’exécutif aux mobilisations lycéennes, tout en confirmant que des premières pistes sur les revendications des élèves seraient présentées à la fin du mois d’octobre.

Concernant les violences survenues lors des mobilisations et sur la doctrine de maintien de l’ordre, la porte-parole a également soutenu la décision du ministre de l’Intérieur de suspendre l’usage des grenades assourdissantes pendant la durée du mouvement.

Maud Bregeon a estimé que le ministre de l’Intérieur avait pris « la bonne décision » en suspendant l’utilisation de ces grenades, après notamment la blessure grave d’un adolescent de 15 ans dans le Pas-de-Calais.

« C’est toujours un drame », a-t-elle déclaré à propos de cet incident, précisant que l’enquête devait établir les circonstances exactes des faits.

La porte-parole a néanmoins rejeté l’idée d’un armement « disproportionné » en France et défendu le travail des policiers et des gendarmes, qu’elle a qualifié d' « absolument remarquable ».

Maud Bregeon a affirmé que les forces de l’ordre devaient distinguer les blocages pacifiques de lycées des situations impliquant des violences, notamment des tirs de mortiers ou de cocktails Molotov.

« Il y a évidemment une proportionnalité qui est apportée dans la réponse concernant le maintien de l’ordre et évidemment un discernement qui est réalisé de la part des forces de l’ordre », a-t-elle déclaré.

Elle a également rappelé que, selon le gouvernement, l’objectif des forces de l’ordre est de protéger les biens et les personnes, y compris les lycéens.

La porte-parole a toutefois reconnu que le maintien de l’ordre devait être « exemplaire », tout en appelant à distinguer les violences commises lors des mobilisations des revendications portées par les élèves.

- Des annonces attendues fin octobre

Interrogée sur l’absence d’annonces immédiates du Premier ministre concernant les revendications lycéennes, Maud Bregeon a déclaré comprendre « les attentes » et « l’impatience » d’une partie des élèves mobilisés.

Elle a expliqué que les revendications portant notamment sur les conditions de travail, les bâtiments scolaires, l’organisation du temps scolaire et l’orientation via Parcoursup ne pouvaient pas être réglées « en quelques heures, en quelques jours, ni même en quelques semaines ».

Selon elle, de premières réflexions doivent être présentées à la fin du mois d’octobre, avant une échéance jugée « décisive » : l’examen du budget de l’État par le Parlement.

Maud Bregeon a mis en avant une hausse annoncée de 1,2 milliard d’euros du budget de l’Éducation nationale pour l’année prochaine, qui atteindrait 64 milliards d’euros.

Concernant l’effet de l’inflation, qui pourrait neutraliser cette progression en termes réels, elle a maintenu que l’Éducation nationale constituait une priorité du gouvernement.

« C'est un des seuls ministères pour lequel nous n'avons pas acté de gel budgétaire », a-t-elle affirmé, ajoutant que les lignes budgétaires pourraient encore évoluer lors de l’examen parlementaire.

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