- La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, a défendu l’élargissement de la taxe sur les boissons sucrées à certains produits alimentaires transformés, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027
AA / Istanbul / Ayse Bashoruz
La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, a défendu jeudi l’extension de la taxe sur les boissons sucrées à certains produits alimentaires transformés riches en sucres ajoutés, estimant que cette mesure devait avant tout encourager les industriels à reformuler leurs produits plutôt qu’à générer des recettes fiscales.
À l’occasion de La REF Santé, organisée aux côtés de Patrick Martin, président du Mouvement des entreprises de France (Medef), la ministre a indiqué que « 80 % des enfants dépassent les apports maximaux recommandés en sucres ».
Elle a précisé que la mesure, inscrite dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027, visait à réduire la quantité de sucre dans les produits alimentaires transformés et à prévenir les maladies chroniques associées à une alimentation trop sucrée.
Stéphanie Rist a affirmé que « l’objectif de cette taxe, c’est qu’il n’y ait pas de rendement » et que les industriels réduisent la quantité de sucre contenue dans leurs produits. Elle a également présenté le dispositif comme un élargissement de la taxe existante sur les boissons sucrées, et non comme la création d’un prélèvement entièrement nouveau.
Stéphanie Rist a indiqué que le rendement associé à la mesure serait de 300 millions d’euros, tout en précisant que la finalité première n’était pas budgétaire.
Elle a également avancé que les enjeux de santé publique liés à cette consommation représenteraient un coût annuel de 7 milliards d’euros pour la Sécurité sociale. Selon elle, la progression des maladies chroniques rend nécessaire une action préventive, en complément de la prise en charge médicale.
« On ne peut pas regarder ça sans rien faire », a-t-elle déclaré, en soulignant que les conséquences d’une consommation excessive de sucre pendant l’enfance pouvaient se manifester à l’âge adulte.
La ministre a par ailleurs rappelé avoir précédemment privilégié la recherche d’accords collectifs avec les acteurs économiques pour obtenir une réduction de la teneur en sucre des produits.
Santé

