- Emmanuel Macron demande des réponses concrètes aux revendications des lycéens, notamment sur l’état des bâtiments scolaires, selon la porte-parole du gouvernement
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a annoncé mercredi que 2 000 enseignants avaient déjà été affectés sur les 3 000 promis pour pourvoir des postes vacants, alors que la mobilisation lycéenne se poursuit.
« Sur les 3 000 enseignants qui doivent être affectés à des postes vacants prochainement, 2 000 l’ont déjà été », a-t-elle déclaré lors du compte-rendu du Conseil des ministres.
Selon la porte-parole, le président Emmanuel Macron a reconnu les « angoisses légitimes » de la jeunesse, tout en déplorant qu’elles soient « exploitées politiquement et transformées en violences urbaines ». Il a également dénoncé des « scènes inacceptables » de violences dans les cortèges, notamment lors des manifestations de mardi.
« Le président de la République a demandé au gouvernement d’apporter des réponses claires et concrètes et de les présenter dans les semaines à venir », a rapporté Maud Bregeon.
Ces réponses doivent notamment porter sur la protection des enseignants et l’état des bâtiments scolaires. Le chef de l’État a demandé un rapport sur cette dernière question, présentée par la porte-parole comme « une des revendications principales » des lycéens.
Cette annonce intervient le lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation constituant l’« acte V » d'un mouvement lycéen lancé le 17 septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil, avec une grève d’enseignants soutenue par les élèves.
La contestation s’est ensuite étendue à d’autres établissements, puis au niveau national, autour de revendications portant notamment sur le manque de personnel, les classes surchargées et les conditions d’enseignement.
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