- Le rassemblement « contre le génocide à Gaza et pour le respect du cessez-le-feu » peut se tenir mercredi soir, selon la décision du tribunal
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Le tribunal administratif de Paris a suspendu mercredi l’interdiction d’une manifestation organisée par le collectif Urgence Palestine, autorisant ainsi la tenue du rassemblement prévu dans la soirée dans la capitale française.
Selon la juridiction, les éléments invoqués par la préfecture de police ne permettaient pas de justifier une interdiction au regard des risques de trouble à l’ordre public.
Le rassemblement, organisé « contre le génocide à Gaza et pour le respect du cessez-le-feu », peut donc se tenir mercredi soir.
Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, avait interdit mardi la manifestation à la demande du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, invoquant des « risques importants de troubles à l’ordre public ».
Pour justifier cette décision, Faure avait également évoqué une « menace terroriste élevée » et des actes antisémites qui, selon lui, « demeurent à des niveaux historiquement élevés » en France.
« Au regard de cette situation et de l’ensemble des risques identifiés, il est de ma responsabilité d’assurer la sécurité de chacun. J’ai donc décidé d’interdire cette manifestation », avait-il déclaré sur la plateforme sociale américaine X.
Les juges ont toutefois estimé que les slogans cités pour justifier l’interdiction, bien que « parfois polémiques », n’excédaient pas les limites de la liberté d’expression.
Ils ont également relevé que le dispositif d’encadrement prévu, composé de douze personnes pour une soixantaine de manifestants attendus, ne nécessitait pas une mobilisation exceptionnelle des forces de l’ordre justifiant l’interdiction.
Urgence Palestine a salué la décision, la qualifiant de « désaveu pour le gouvernement et pour Laurent Nuñez », et réaffirmé que manifester pour les droits des Palestiniens constitue « un droit fondamental ».
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