- Le syndicat demande une révision du projet de budget pour renforcer les moyens de l’éducation et annonce une nouvelle mobilisation jeudi 8 octobre

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France : la CGT revendique plus de 450 000 manifestants et réclame une réponse immédiate aux jeunes

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

La Confédération générale du travail (CGT) a revendiqué mardi plus de 450 000 manifestants à travers la France lors de la journée de mobilisation lycéenne et étudiante, appelant le gouvernement à répondre « immédiatement » aux revendications des jeunes.

Dans un communiqué publié le 6 octobre, le syndicat a salué des cortèges ayant défilé, selon lui, « dans une ambiance sereine et déterminée », pour réclamer de meilleures conditions d’étude et un véritable service public de l’éducation et de l’enseignement supérieur.

La CGT estime que cette mobilisation constitue un démenti à la présentation du mouvement par le gouvernement, auquel elle reproche de l’avoir assimilé à des violences urbaines ou à des « proxys d’ultragauche ».

Elle souligne également le caractère pacifique des manifestations et affirme que la présence de militants syndicaux et de parents d’élèves a contribué à protéger les jeunes et à garantir leur droit à manifester.

- Une révision du budget demandée

Le syndicat réclame davantage de moyens pour l’Éducation nationale, des effectifs renforcés parmi les personnels de l’État et des collectivités territoriales, des classes moins chargées, des hausses de salaires et des établissements dignes.

Il demande aussi un investissement public massif, notamment à travers une augmentation des budgets des collectivités territoriales.

Selon la CGT, ces mesures nécessitent de revoir « de fond en comble » le projet de budget et d’augmenter fortement les crédits consacrés à l’éducation.

L’organisation assure qu’elle continuera de soutenir les jeunes mobilisés et de leur ouvrir ses locaux syndicaux ainsi que les Bourses du travail pour leur permettre de se réunir et de décider des suites du mouvement.

- Des enquêtes sur les violences et de nouvelles mobilisations

La CGT a également dénoncé les violences commises contre des manifestants, majoritairement mineurs, et demandé des enquêtes indépendantes et impartiales sur les faits rapportés ces derniers jours, ainsi que des sanctions le cas échéant.

Elle réclame l’interdiction, lors des mobilisations sociales, des lanceurs de balles de défense (LBD), des grenades de désencerclement et des techniques de maintien de l’ordre susceptibles de provoquer des blessures graves.

Le syndicat appelle ses militants à rester aux côtés des jeunes et à organiser des assemblées générales sur les lieux de travail, notamment autour des revendications salariales.

Une nouvelle mobilisation avec les lycéens et les étudiants est annoncée pour jeudi 8 octobre. Des actions dans la petite enfance et parmi les salariés du groupe Total sont également prévues ce jour-là.

La CGT annonce ensuite une mobilisation le 14 octobre contre le gel des pensions, avant une journée interprofessionnelle unitaire de grève et de manifestations le 5 novembre.

« À la jeunesse qui revendique un avenir, le gouvernement doit répondre par des droits et des moyens, pas par la répression », conclut le communiqué.

Cet appel intervient après une manifestation ayant réuni mardi des dizaines de milliers de lycéens, d’étudiants et de soutiens à Paris pour réclamer davantage de moyens et de meilleures conditions d’enseignement.

Entamé à la mi-septembre, le mouvement s’étend à de nombreux établissements en France. Le ministère de l’Intérieur recensait 891 lycées perturbés mardi.

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