-Le syndicat affirme que les interdictions de manifester n’arrêteront pas la mobilisation et demande au gouvernement et au patronat de répondre aux revendications sociales
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
La CGT a appelé samedi à une journée de grève et de manifestations le 5 novembre avec l’intersyndicale, après avoir recensé près de 800 000 participants aux mobilisations du 24 octobre contre la vie chère et pour des conditions d’étude dignes.
« C’est maintenant la grève qui doit prendre le relais », affirme la confédération dans un communiqué. Elle invite les salariés à se réunir en assemblées générales sur leurs lieux de travail pour définir leurs revendications et organiser la grève.
« Aucune répression, aucune interdiction de manifester n’arrêtera la mobilisation », poursuit-elle, demandant au gouvernement et au patronat de répondre « d’urgence » aux revendications sociales.
-Des restrictions dénoncées
La CGT dénonce des dizaines de manifestations interdites et des parcours modifiés à plusieurs reprises, parfois au dernier moment, notamment à Paris. Elle affirme que des manifestants ont été retenus, exposés aux gaz lacrymogènes ou placés en garde à vue, tout en décrivant les mobilisations comme « pacifiques, festives et déterminées ».
Le syndicat salue le travail de ses militants pour organiser et sécuriser les cortèges. Il estime que l’action syndicale a contraint le gouvernement à « reculer et à respecter la liberté de manifester ».
À Orléans, où se tient le congrès du Rassemblement national, la CGT revendique près de 30 000 manifestants contre le parti d’extrême droite. Elle exprime également sa solidarité avec les victimes de l’attaque de vendredi à Trappes et à La Verrière, qu’elle qualifie d’« attentat raciste ».
Cette deuxième journée de mobilisation intervient une semaine après les violences et les pillages du 17 octobre. Le ministère de l’Intérieur a recensé 410 000 manifestants dans l’Hexagone samedi, contre près de 800 000 selon le décompte de la CGT arrêté à 17 h 30.
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