- L’Organisation des transports routiers européens a annoncé la suspension de sa mobilisation prévue les 21 et 22 octobre 2026, après la confirmation officielle d’engagements gouvernementaux
AA / Istanbul / Ayse Bashoruz
L’Organisation des transports routiers européens (OTRE) a annoncé vendredi la suspension de la mobilisation prévue les 21 et 22 octobre 2026 contre la hausse des prix des carburants, après la confirmation par le gouvernement français de plusieurs engagements destinés à soutenir les entreprises de transport routier de marchandises et de voyageurs, selon un communiqué publié par l’organisation le 16 octobre.
Cette décision intervient après une réunion tenue le 13 octobre au ministère des Transports et plusieurs mois de négociations.
L’OTRE a indiqué que les engagements gouvernementaux répondaient à trois de ses principales demandes : une baisse du prix du gazole à la pompe et en cuve, le renforcement de l’indexation des contrats sur les coûts énergétiques et l’accélération du versement des aides aux entreprises.
« Cette suspension n’est pas un renoncement : tout manquement aux engagements conduirait l’OTRE à réunir ses instances pour envisager la reprise de la mobilisation », a averti la fédération dans son communiqué.
- Des mesures attendues sur les prix et les contrats
Parmi les principales annonces figure une baisse des prix des carburants pouvant atteindre 18 centimes par litre à partir du 1er novembre 2026, pour une durée de trois mois.
Cette mesure doit concerner aussi bien les carburants vendus à la pompe que ceux utilisés en cuve par les transporteurs routiers, selon OTRE.
Le gouvernement s’est également engagé à publier, d’ici à la fin du mois d’octobre, une instruction officielle du ministre des Transports sur l’indexation des contrats.
Ce document doit rappeler les règles applicables et préciser les pratiques considérées comme contraires à la loi, notamment les clauses tunnels, les grilles tarifaires fixes, le lissage trimestriel ou annuel et le recours excessif aux contrats dits « spot » dans les relations commerciales anciennes, stables et durables.
L’OTRE demande par ailleurs que les aides destinées aux entreprises soient versées selon un calendrier précis « l’intégralité de la deuxième vague d’aides pour les dossiers complets d’ici à la fin octobre, puis le traitement de l’ensemble des dossiers déposés à ce jour d’ici à la fin novembre ».
- L’OTRE appelle les parlementaires à agir
Dans son communiqué, l’organisation a remercié les entreprises et son réseau territorial pour leur mobilisation, estimant que leur engagement avait contribué à faire entendre les demandes de la profession.
Elle appelle également les groupes parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat à soutenir les évolutions législatives annoncées dans une démarche transpartisane.
« Nous avons fait le choix de la responsabilité. Les transporteurs n’ont jamais demandé un bras de fer avec l’État : ils demandent que les hausses de carburant cessent de peser sur leurs seules épaules », a déclaré l’OTRE.
La fédération affirme avoir choisi de suspendre la mobilisation pour permettre aux engagements de produire rapidement leurs effets, tout en maintenant la possibilité de reprendre le mouvement si les échéances ne sont pas respectées.
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