-Manon Aubry fustige également une offensive institutionnelle sans précédent visant sa famille politique, évoquant des pressions du « deuxième personnage de l'État » pour dissoudre LFI
Ankara (AA)
L'eurodéputée de La France Insoumise (LFI), Manon Aubry, a lancé une violente charge contre l'exécutif, affirmant que plusieurs « lignes rouges » ont été franchies en l'espace de 24 heures par un gouvernement qu'elle accuse de faire « glisser » le pays vers un régime d'exception.
Dans une déclaration publique, la présidente du groupe de la Gauche au Parlement européen dénonce l'annonce du déploiement imminent de l'armée pour des missions de police intérieure et la mise en place de couvre-feux stricts dans les principales métropoles françaises.
Manon Aubry fustige également une offensive institutionnelle sans précédent visant sa famille politique, évoquant des pressions du « deuxième personnage de l'État » pour dissoudre LFI, l'utilisation des services de renseignement pour criminaliser le parti, ainsi qu'une tentative d'interpellation d'un député d'opposition dans une gare. Elle s'insurge enfin contre le « bâillonnement » judiciaire et médiatique de plusieurs figures contestataires.
Cette dérive autoritaire dénoncée par la gauche s'inscrit dans la foulée des événements du samedi 17 octobre, dont le bilan consolidé par le ministère de l'Intérieur s'avère terrible.
Sur le plan humain, la violence des affrontements a fait 997 blessés parmi les forces de l'ordre (policiers et gendarmes).
Du côté des manifestants, outre des dizaines de blessés graves (membres arrachés, éborgnements), un décès par arrêt cardiorespiratoire a été confirmé à Paris. La réponse policière s'est soldée par un record historique de 2 397 interpellations.
Sur le plan matériel, les destructions se chiffrent en centaines de millions d'euros. L'image de l'Hôtel de Ville de Limoges, joyau historique du XIXe siècle ravagé par un incendie criminel, symbolise l'intensité insurrectionnelle du mouvement.
Les mairies de Marseille et de Lille ont été saccagées, tandis que la Fédération française du commerce recense plus de 1 500 commerces et boutiques entièrement pillés dans les centres-villes métropolitains.
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