- « Même dans ce temple-là, il existe de la solidarité (...) il existe des gens qui ont une conscience, qui écoutent les revendications des lycéennes et des lycéens », témoigne un étudiant de HEC, établissement traditionnellement associé à la droite
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
La mobilisation lycéenne en France continue de s’étendre à l’enseignement supérieur ce jeudi, avec l’entrée dans le mouvement d’étudiants de HEC et de l’École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (Ensatt), deux établissements où cette mobilisation est présentée comme inédite par les médias français.
Interrogés par BFMTV, deux étudiants de HEC ont salué la portée symbolique de cette mobilisation au sein d’une école traditionnellement associée à la droite.
« Même dans ce temple-là, il existe de la solidarité. Même ici, il existe des gens qui ont une conscience, qui écoutent les revendications des lycéennes et des lycéens », a déclaré l’un d’eux.
Un autre étudiant a estimé que la participation de HEC, bien que « très humble » et « très modeste » par rapport à d’autres établissements, constituait « une bonne chose ».
La mobilisation se déroule toutefois dans le calme, sans blocage des accès. Les étudiants peuvent rejoindre les bâtiments et passer leurs examens, l’établissement étant actuellement en période de partiels.
Dans la région lyonnaise, les étudiants de l’Ensatt ont également engagé un mouvement de blocage de leur établissement, une initiative inédite selon le quotidien régional Le Progrès.
D’après le journal, treize lycées et trois universités sont bloqués dans la région lyonnaise ce jeudi 15 octobre, témoignant de la poursuite du mouvement de contestation entamé il y a trois semaines.
Cette mobilisation intervient deux jours après une nouvelle journée d’action massive, marquant l’« acte V » du mouvement lycéen, né le 17 septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil, à l’initiative d’enseignants en grève soutenus par leurs élèves.
Depuis, la contestation s’est progressivement étendue à d’autres établissements, avant de prendre une ampleur nationale, portée notamment par des revendications liées au manque de personnel, à la surcharge des classes et à la dégradation des conditions d’enseignement.
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