- Le parquet de Metz indique que des analyses ADN sont en cours pour identifier les victimes, tandis que les circonstances de l’accident restent à déterminer
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Deux personnes ont trouvé la mort dans le crash d’un avion militaire français survenu mardi soir à Rogéville, en Meurthe-et-Moselle, dans le nord-est de la France, a confirmé jeudi le parquet de Metz, cité par le médias français.
« Les éléments découverts sur la zone de l’accident permettent de confirmer deux décès », a indiqué le ministère public, précisant que des analyses ADN étaient « en cours » pour identifier les victimes.
L’appareil, un Mirage 2000D de l’armée de l’Air et de l’Espace, s’est écrasé mardi vers 22h40 dans une zone boisée, alors qu’il regagnait la base aérienne de Nancy-Ochey après une mission d’entraînement.
Selon les informations communiquées par l’armée à Radio France, l’équipage était composé d’un pilote de 27 ans, en instruction, et d’un officier systèmes d’armes de 44 ans, particulièrement expérimenté.
Le contact radio, puis radar, avec l’appareil a été perdu alors qu’il s’approchait de la base militaire, entraînant le déclenchement immédiat des opérations de recherche.
Le corps de l’un des occupants avait été retrouvé mercredi, tandis que les recherches s’étaient poursuivies pour retrouver le second militaire.
Selon le parquet de Metz, les premiers éléments de l’enquête ne permettent pas de déterminer si l’un des membres de l’équipage a tenté de s’éjecter avant l’impact. Les moteurs des deux sièges éjectables ont été retrouvés au sol.
Le colonel David Pappalardo, porte-parole de l’armée de l’Air et de l’Espace, avait indiqué mercredi sur franceinfo qu’au moins l’un des occupants n’avait pas pu s’éjecter, précisant que l’appareil, non armé, effectuait une « mission d’entraînement classique ».
Les recherches ont été compliquées par des conditions météorologiques difficiles, notamment le brouillard et l’obscurité, qui ont empêché l’utilisation d’hélicoptères, selon le préfet de Meurthe-et-Moselle, Yves Séguy.
Plusieurs témoins cités par franceinfo ont rapporté avoir entendu une forte explosion et aperçu une boule de feu dans le ciel au moment de l’accident, selon le maire de Rogéville, Pascal Doyotte.
Des enquêtes de sécurité sont en cours pour établir les circonstances exactes du crash, dont la cause demeure inconnue à ce stade.
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