- La scène s’est déroulée à l’entrée de la place de la République, où des membres des forces de l’ordre ont procédé au contrôle de pancartes avant leur entrée dans l’espace de la manifestation, rapporte Radio Nova
AA/Istanbul/ Sanaa Amir
Des pancartes ont été contrôlées par les forces de l’ordre à l’entrée de la manifestation lycéenne organisée mardi à Paris, selon une séquence relayée par Radio Nova. La scène, filmée à l’entrée de la place de la République, montre des gendarmes contrôlant plusieurs pancartes avant leur entrée dans l’espace de la manifestation.
Une première pancarte est autorisée à passer tandis qu’une autre est retenue. Interrogée sur le contenu de cette dernière, une personne répond : « They don't care about us », en référence à un refrain de Michael Jackson. Une autre pancarte portant notamment le slogan « gazer les violeurs, pas les mineurs » est également montrée dans la séquence.
Interrogé sur les pancartes retenues, un gendarme répond : « Je vous invite à aller voir mon commandant d’unité. » La personne se rend ensuite auprès du commandant d’unité et demande quels sont les critères appliqués pour déterminer les pancartes autorisées ou retenues.
La séquence relayée par Radio Nova montre ensuite plusieurs pancartes rangées dans un véhicule des forces de l’ordre. La personne tente d’obtenir des explications sur les critères appliqués au contrôle des pancartes, mais la séquence ne montre pas de réponse précisant les raisons pour lesquelles certaines pancartes ont été retenues.
Ces événements interviennent dans un contexte de mobilisation lycéenne qui a débuté le 21 septembre 2026 au lycée Saint-Exupéry de Créteil, en région parisienne, avant de s’étendre progressivement à plusieurs villes puis à l’ensemble de la France. Les élèves dénoncent notamment le manque de moyens dans l’éducation, les classes surchargées, les absences de professeurs, le manque de personnel ainsi que les difficultés matérielles rencontrées dans certains établissements.
Au cours des semaines suivantes, le mouvement a été marqué par des blocages de lycées, des rassemblements devant des établissements et plusieurs journées de mobilisation. Certaines actions ont donné lieu à des interventions policières et à des interpellations, suscitant des inquiétudes chez certains parents. Les étudiants ont progressivement rejoint le mouvement, tandis que plusieurs organisations syndicales et personnels de l’éducation ont apporté leur soutien.
Mercredi, 528 établissements connaissaient une suspension totale ou partielle des cours, selon les chiffres du ministère de l’Éducation nationale, soit une baisse de 41 % par rapport à mardi. L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante ont appelé à poursuivre les blocages et à organiser de nouveaux cortèges à Paris et dans d’autres villes.
Face à la poursuite de la mobilisation, Emmanuel Macron a réuni mardi soir plusieurs membres du gouvernement, dont le Premier ministre Sébastien Lecornu, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez et le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray. Nuñez et Geffray doivent par ailleurs être auditionnés mercredi à l’Assemblée nationale, respectivement sur « la gestion de l’ordre public » et sur « le blocage des lycées ».
Sébastien Lecornu a également annoncé la mise en place de demi-journées sans cours afin d’organiser un « temps de démocratie interne » dans les établissements et de permettre aux élèves et aux personnels de faire remonter leurs difficultés.
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