-Environ 2 000 manifestants étaient recensés dans l’après-midi, tandis que la préfecture signalait des jets de projectiles contre les forces de l’ordre

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France : affrontements et gaz lacrymogène à Lyon, des dispersions hors du périmètre d’interdiction

AA / Istanbul / Serap Dogansoy

Des affrontements ont éclaté samedi à Lyon, où les forces de l’ordre ont utilisé du gaz lacrymogène pour disperser des manifestants, notamment dans le 7e arrondissement, pourtant situé hors du périmètre d’interdiction de manifester, selon Le Progrès.

La préfecture, citée par le quotidien, recensait vers 15 h 40 environ 2 000 manifestants, « très éparpillés » et principalement présents dans cet arrondissement. Un précédent bilan, communiqué à la mi-journée, faisait état de 17 interpellations depuis le matin.

À Saxe-Gambetta, des tirs de mortiers d’artifice et de projectiles ont visé les forces de l’ordre, qui ont répliqué au gaz lacrymogène, rapporte le journal. La préfecture a également signalé de nombreux jets de projectiles, dont des billes de fer.

-Des personnes cherchent refuge à l’hôpital

Sur les quais du Rhône, près du pont de la Guillotière, l’utilisation de gaz lacrymogène a contraint le cortège à faire demi-tour. Des personnes sont descendues sur les berges pour échapper aux gaz.

Selon Le Progrès, plusieurs personnes cherchant à s’abriter ont été accueillies dans l’hôpital Saint-Joseph–Saint-Luc après plusieurs minutes d’attente. Une femme présente signalait être accompagnée d’un nourrisson de trois jours.

Sans parcours défini ni organisateurs, les manifestants se sont séparés en plusieurs groupes. Les accès à la place Bellecour depuis le pont de la Guillotière ont été bloqués par la police. Les métros et les bus ne desservent plus la Presqu’île depuis le début d’après-midi.

-La préfecture invoque des rassemblements non déclarés

La préfecture a demandé aux participants aux rassemblements non déclarés de se disperser immédiatement, avertissant que « tout attroupement sera dispersé ».

Elle a justifié l’intervention dans le 7e arrondissement par le caractère non déclaré du rassemblement et l’absence d’organisateur. « Nous intervenons à chaque tentative de faire des barricades ou pour des jets de projectiles », a-t-elle précisé.

Cette nouvelle mobilisation contre la vie chère intervient une semaine après celle du 17 octobre, qui avait réuni près de 20 000 personnes à Lyon selon la préfecture. Des violences et des pillages avaient touché la Presqu’île : plus de 150 commerces avaient été vandalisés, certains pillés, et une antenne de l’office de tourisme avait été incendiée place Bellecour.

Pour ce samedi, les autorités ont interdit les manifestations dans la Presqu’île, le Vieux-Lyon, le 6e arrondissement et une partie du 3e arrondissement. À l’échelle nationale, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé la mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes.​​​​​​​

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