- Le ministère de l’Enseignement supérieur fait état de perturbations dans 35 % des établissements, tandis que l’Union étudiante annonce 90 % des universités « bloquées » ou « fermées »
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Quelque 30 000 personnes ont participé mardi matin à 360 actions de mobilisation devant les établissements scolaires à travers la France, selon un bilan du ministère de l’Intérieur, à l’occasion d’une nouvelle journée de contestation lycéenne et étudiante.
Le ministère a également recensé 21 000 manifestants dans les cortèges déjà engagés à la mi-journée, rapportent les médias français.
Ces chiffres marquent un recul par rapport au 6 octobre, lorsque les autorités avaient comptabilisé 572 actions devant les établissements, réunissant 65 000 personnes.
- 214 établissements scolaires fermés
Le ministère de l’Éducation nationale a recensé 214 fermetures d’établissements scolaires, contre 224 jeudi 8 octobre et 800 mardi 6 octobre, soit des baisses respectives de 4,5 % et de 73 %.
« À journée de mobilisation comparable, le mouvement est en recul », a-t-il estimé dans un communiqué, précisant que les fermetures restaient « en net recul par rapport au 6 octobre, avec une légère baisse depuis jeudi dernier ».
Le ministère a également révisé à la hausse le bilan des personnels de l’Éducation nationale blessés depuis le début du mouvement, désormais porté à 147.
- Des perturbations dans l’enseignement supérieur
Le ministère de l’Enseignement supérieur a indiqué que 35 % des établissements étaient perturbés mardi matin. Ce décompte comprend les blocages, les occupations, les fermetures administratives et d’autres formes de perturbation.
De son côté, l’organisation Union étudiante, citée par les médias français, a annoncé que 90 % des quelque 70 universités françaises étaient « bloquées » ou « fermées » dans le cadre de cette journée nationale de mobilisation.
Cette nouvelle journée de mobilisation constitue l’« acte V » du mouvement lancé le 17 septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil, avec une grève d’enseignants soutenue par les élèves.
La contestation s’est ensuite étendue à d’autres établissements, puis au niveau national, autour de revendications portant notamment sur le manque de personnel, les classes surchargées et les conditions d’enseignement.
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