- Un cortège censé partir de Bastille, « protégé » par le service d’ordre de « tout l’intersyndical professionnel » et « en sécurité », a été annulé par le gouvernement
AA / Istanbul / Mariem Njeh
Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante, a affirmé, samedi, que « le gouvernement organise le chaos ».
Selon elle, un cortège censé partir de Bastille, « protégé » par le service d’ordre de « tout l’intersyndical professionnel » et « en sécurité », a été annulé par le gouvernement. Elle a accusé le président Emmanuel Macron de se contredire, en disant qu’il autoriserait les syndicalistes à déposer une manifestation. « Aujourd’hui on voit qu’il nous balade d’endroit en endroit, c’est très grave ce qui se passe », a-t-elle déclaré.
Rappelant que Macron est « censé être le garant de la Constitution », elle a souligné que le droit de manifester « est un droit constitutionnel ».
Sabrine a indiqué que les manifestants étaient dans la rue pour défendre des revendications qu’elle juge « légitimes » : davantage de moyens pour l’université, l’abrogation de Parcoursup, la création de places dans l’enseignement supérieur et l’abrogation de la « préférence nationale » à l’université. Elle a dénoncé des frais plus élevés pour les étudiants étrangers, qui, selon elle, mettent en place « le pacte Macron-Le Pen » dans les lieux d’études.
Elle a plaidé pour que l’université soit « accessible à toutes et à tous », estimant qu’être étudiant « dans la France de Macron » est « un réel parcours du combattant ».
« La sélection elle est rude, la sélection elle est sociale, elle est raciste, parce que c’est une sélection par l’argent et c’est une sélection par la nationalité. C’est inacceptable dans un pays qui est censé garantir les mêmes droits à toutes et tous », a-t-elle conclu.
Il s’agit d’un épisode du mouvement lycéen et étudiant de 2026 en France, qui a commencé fin août autour des conditions d’études, du manque de moyens dans les établissements, de la pression liée à Parcoursup et des difficultés d’accès à l’enseignement supérieur.
Ce mouvement a rapidement convergé avec des mobilisations contre la vie chère et des appels intersyndicaux. Des journées nationales ont eu lieu, marquées parfois par des débordements, violences et pillages en marge des cortèges dans plusieurs villes.
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