- Avec une contraction du produit intérieur brut de 1 % à 2 %

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El Niño en Afrique : les pertes économiques pourraient atteindre 10 à 20 milliards de dollars

AA / Bujumbura / Jean Bosco Nzosaba

L’épisode climatique El Niño en cours pourrait porter un coup dur à l’économie africaine avec des pertes économiques qui pourraient atteindre 10 à 20 milliards de dollars, a rapporté mercredi soir l’Organisation des Nations Unies, ONU, sur son site.

« En Afrique, les pertes économiques pourraient atteindre 10 à 20 milliards de dollars, d’après la Banque africaine de développement, avec une contraction du produit intérieur brut de 1 % à 2 % ».

D’après Tom Fletcher, chef des opérations humanitaires de l’ONU, « ce phénomène El Niño est un véritable monstre, un bulldozer qui va ravager l’Amérique latine, l’Afrique orientale et australe, l’Asie et le Pacifique, provoquant une chaleur extrême, des sécheresses et des inondations », a-t-il averti.

En Afrique australe, la priorité consiste à distribuer des semences et à protéger les troupeaux. En Amérique centrale, les interventions doivent permettre aux communautés rurales de préserver leurs moyens de subsistance.

Pour le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, OCHA, les deux prochaines semaines seront décisives pour engager certaines mesures préventives.

L’ONU a annoncé avoir déjà débloqué plus de 50 millions de dollars de son Fonds d’urgence, au bénéfice de onze pays, parmi lesquels le Salvador, le Tchad, l’Éthiopie, la Somalie et le Soudan du Sud.

Caractérisé par un réchauffement anormal des eaux du Pacifique équatorial, El Niño peut provoquer des sécheresses prolongées dans certaines régions et des pluies diluviennes dans d’autres.

En juin dernier, l’Organisation météorologique mondiale, OMM, a alerté sur l’imminence d’un El Niño potentiellement puissant : « Nous devons nous préparer à un épisode El Niño potentiellement puissant, qui exacerbera la sécheresse et les fortes pluies et augmentera le risque de vagues de chaleur à la fois sur les terres émergées et dans les océans », a déclaré Celeste Saulo, Secrétaire générale de l’OMM.

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