- Les émissions importées représentent plus de la moitié de l’empreinte, dont le recul est limité à 0,6 %. Les variations de stocks expliquent toutefois une partie du ralentissement
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
L’empreinte carbone de la France a reculé de 0,6 % en 2025, après des baisses de 2,7 % en 2024 et de 6,2 % en 2023, selon une étude de l’Insee et du Service des données et études statistiques (SDES) des ministères chargés de l’environnement, publiée mardi.
Elle s’établit à 571 millions de tonnes équivalent CO₂, soit 8,3 tonnes par habitant, contre 9,5 tonnes en 2019. Ces estimations sont provisoires.
L’empreinte carbone mesure les émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation et aux investissements en France. Elle inclut celles générées à l’étranger pour produire les biens et services importés, mais exclut celles associées aux exportations françaises.
- Les émissions importées représentent plus de la moitié du total
Les émissions importées constituent 52 % de l’empreinte carbone française. Elles n’ont diminué que de 0,3 % en 2025, la réduction du contenu carbone des importations ayant presque entièrement compensé leur progression en volume.
Les émissions directes des ménages, liées notamment au chauffage et à l’utilisation des véhicules, ont reculé de 1,3 %. Celles issues de la production française destinée à la demande intérieure ont baissé de 0,9 %.
Les déplacements, l’alimentation et l’habitat restent les principaux postes de l’empreinte carbone, représentant respectivement 25 %, 23 % et 20 % du total.
- Un ralentissement lié aux variations de stocks
Le ralentissement de la baisse doit toutefois être nuancé : les variations des stocks des entreprises ont contribué à réduire l’empreinte carbone en 2024, puis à l’accroître en 2025. Hors cet effet, le recul atteint 1,8 % en 2025, contre 1,6 % l’année précédente.
Depuis 1990, l’empreinte carbone française a diminué de 19 %. Sur la même période, les émissions importées ont toutefois augmenté de 5 %, notamment sous l’effet des délocalisations et d’une demande accrue de biens fabriqués à l’étranger.
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