-Paris réclame des ressources propres « substantielles » pour financer le budget 2028-2034, alors que plusieurs États membres demandent davantage de coupes

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Budget européen : la France exige de nouvelles recettes pour donner son accord

AA / Istanbul / Serap Dogansoy

La France n’acceptera pas le futur budget européen sans nouvelles recettes « substantielles », a averti mercredi l’Élysée, dans des propos rapportés par la presse française, à la veille d’un sommet européen à Bruxelles.

« Il n’y aura pas d’accord » sans « ressources propres substantielles » pour l’Union européenne, a souligné la présidence française au sujet du cadre budgétaire 2028-2034, dont le montant proposé approche les 2 000 milliards d’euros.

L’Élysée a critiqué une approche qui serait « focalisée exclusivement » sur des coupes budgétaires. Paris défend un budget « ambitieux », tandis que plusieurs États membres, emmenés par l’Allemagne, réclament une réduction des dépenses.

L’Irlande, qui exerce la présidence tournante du Conseil de l’UE, a proposé de réduire de 140 milliards d’euros l’enveloppe initialement présentée par la Commission européenne, selon BFMTV. Ces coupes concernent principalement la compétitivité et l’aide au développement.

La Commission a regretté lundi ces réductions « significatives ». L’Allemagne demande toutefois des économies supplémentaires, laissant présager des négociations difficiles sur ce budget septennal, dont l’adoption nécessite l’unanimité des États membres.

Ces discussions interviennent également à l’approche de la présidentielle française de 2027. Dans un entretien publié mercredi par le Financial Times, Marine Le Pen a affirmé vouloir, si elle est élue, réduire la contribution française à l’UE de 11 milliards d’euros dès la première année. Elle a également critiqué la volonté de conclure un accord sur le prochain budget européen avant le scrutin.

La position de l’Élysée prolonge celle exprimée en juin par Emmanuel Macron. À l’issue d’un Conseil européen, le président avait demandé de nouvelles ressources propres pour stabiliser les contributions nationales, en faisant une condition d’un accord équilibré.

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