- Une manifestante accuse la police d’avoir traité les protestataires de « sales Arabes » et de les avoir frappés à coups de matraque

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Belgique : une élève dénonce des insultes racistes et des violences policières à Liège

BRUXELLES (AA)

Une élève mineure de la ville belge de Liège accuse des policiers d’avoir tenu des propos racistes à son encontre et de l’avoir agressée physiquement lors de manifestations étudiantes contre les mesures d’austérité dans l’enseignement, a rapporté mercredi le média public RTBF.

L’élève, identifiée sous le pseudonyme d’Anaïs afin de protéger son identité et celle de sa famille, affirme avoir été victime d’insultes et de violences physiques de la part de policiers lors d’une manifestation organisée le 5 octobre dans le centre-ville de Liège.

Anaïs faisait partie d’un groupe d’élèves ayant organisé un blocage devant leur établissement scolaire pour protester contre les coupes budgétaires dans l’enseignement.

Après avoir participé à ce blocage avec une dizaine d’autres élèves, elle et ses amis se sont dirigés vers le centre-ville pour rejoindre une manifestation de plus grande ampleur.

Selon son témoignage, des policiers ont encerclé le groupe après avoir remarqué leurs origines étrangères, avant de leur adresser des insultes racistes.

« Ils nous ont traités de “sales Arabes” et nous ont frappés avec des matraques », a-t-elle déclaré à la RTBF, ajoutant qu’un policier avait également tenu des propos méprisants à l’égard de ses origines asiatiques.

Une porte-parole de la zone de police de Liège, Jadranka Lozina, a déclaré ne pas avoir connaissance des propos présumés, tout en soulignant que tout comportement raciste de la part de policiers serait inacceptable.

« Les propos racistes n’ont pas leur place dans une intervention policière, quelles que soient les circonstances », a-t-elle affirmé.

Anaïs a également indiqué que les policiers avaient qualifié les manifestants de « vandales » et de « voyous », leur disant de « retourner dans leur pays ».

« Ils sont censés nous protéger, mais au final, cela se retourne contre nous », a-t-elle déclaré.

L’élève a précisé avoir décidé de ne pas déposer plainte, doutant qu’une procédure judiciaire puisse aboutir à un résultat concret.

Malgré cet incident, elle a affirmé son intention de continuer à participer aux manifestations.

Selon les chiffres publiés par la municipalité de Liège, 327 personnes ont été arrêtées à la suite des manifestations étudiantes et des troubles qui ont suivi dans la ville.

*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir

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