Entre exploitation minière, activités artisanales et projets économiques, l’équilibre écologique est fragilisé.

Bassin du Congo : les forêts sous pression face à la concurrence des usages

À l’occasion de la Journée mondiale de la Terre, la situation environnementale du Bassin du Congo met en évidence des défis majeurs liés à la préservation des écosystèmes.

Au Congo-Brazzaville, les forêts du Mayombe et du Chaillu sont confrontées à une intensification des activités humaines sur un même territoire.

Cette superposition des usages se traduit par la coexistence de projets miniers, d’exploitations forestières et d’activités locales dans des zones sensibles.

Dans certaines régions du Mayombe, des projets extractifs empiètent sur des espaces forestiers, affectant une part importante de leur surface.

Des aires protégées, comme la réserve de Dimonika, ont également subi des dégradations liées à des activités minières, malgré des restrictions officielles.

La déforestation, les travaux d’extraction et la transformation des paysages ont des conséquences directes sur l’environnement.

L’orpaillage artisanal, pratiqué à grande échelle, accentue également la pression sur les ressources naturelles.

Dans le massif du Chaillu, plusieurs projets miniers se chevauchent avec des concessions forestières, aggravant les impacts sur les écosystèmes.

Ces pratiques entraînent la destruction de vastes surfaces forestières et favorisent la libération de carbone stocké dans les sols et la végétation.

Les effets se répercutent également sur la biodiversité, notamment avec la pollution des cours d’eau et la disparition progressive de certaines espèces.

Face à cette situation, les autorités congolaises affichent leur volonté de mieux encadrer l’utilisation des terres et de promouvoir une gestion durable.

Cependant, les mécanismes de coordination mis en place restent encore insuffisamment opérationnels.

Dans l’ensemble du Bassin du Congo, plusieurs pays sont confrontés à des enjeux similaires et cherchent à améliorer leur planification territoriale.

La préservation de ces écosystèmes dépend désormais d’une meilleure articulation entre développement économique et protection de l’environnement.

 

Source: Newstimehub

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