Un programme innovant offre aux détenus la possibilité d’écourter leur peine en lisant et en participant à des ateliers littéraires.
Emily de Souza, 33 ans, incarcérée dans la prison pour femmes Djanira Dolores de Oliveira à Rio de Janeiro, a profité d’un programme unique qui permet de gagner jusqu’à 48 jours de remise de peine par an grâce à la lecture. Cette initiative encourage les détenus à renouer avec la littérature tout en préparant leur réinsertion.
Pour Emily, l’opportunité de retrouver plus rapidement son fils de 9 ans a renforcé sa motivation. « Les journées en prison paraissent interminables », explique-t-elle. Ce dispositif, officialisé en 2012 et étendu à l’ensemble du pays en 2021, attire de nombreux détenus, y compris l’ancien président Jair Bolsonaro.
Andréia Oliveira, coordinatrice des prisons pour femmes de l’État de Rio, rappelle l’importance de l’éducation et des activités culturelles en détention : « La lecture et l’apprentissage permettent aux détenus de se reconstruire et de retrouver une place positive dans la société. »
Depuis 2022, le professeur de littérature Paulo Roberto Tonani anime des ateliers en prison afin d’assurer que tous les participants puissent profiter pleinement de ce programme, soulignant que l’accès à la littérature est un droit fondamental et un outil de transformation personnelle.
Source: Newstimehub