- Les manifestations se poursuivent à Tirana, Durres et Korca, avec des arrestations et des dégradations signalées à Durres
ISTANBUL (AA)
Les manifestations étudiantes en Albanie sont entrées dans leur cinquième jour samedi, avec des arrestations et des dégradations de biens signalées à Durres, tandis que l’organisme de contrôle de la police du pays examinait de possibles violations commises par des agents.
À Tirana, les étudiants devaient se rassembler dans leurs universités avant de marcher en direction du ministère de l’Éducation pour un rassemblement prévu à 11 heures (09h00 GMT), a rapporté le radiodiffuseur public RTSH.
Les organisateurs ont appelé à une mobilisation nationale impliquant les étudiants des universités et des lycées, d’autres citoyens ainsi que des représentants de la diaspora albanaise.
La police a déployé des canons à eau à proximité du ministère et s’est préparée à mettre en place un cordon de sécurité. La situation était initialement calme, avant que des manifestants ne retirent les barrières des trottoirs pour les placer en travers de la chaussée.
À Durres, des lycéens se sont rassemblés devant le bâtiment de la municipalité pour le troisième jour consécutif, lançant des pierres contre le bâtiment, incendiant des poubelles et endommageant des barrières.
Les manifestants ont ensuite brisé les vitres d’un bâtiment de la Poste albanaise alors qu’ils marchaient en direction du commissariat de police. Les forces de l’ordre sont intervenues et ont procédé à des arrestations avant que la foule ne se disperse. Aucun chiffre concernant le nombre d’arrestations n’a été communiqué.
À Korce, des groupes composés principalement de lycéens ont manifesté pour le troisième jour consécutif, dénonçant le manque de possibilités de construire leur avenir en Albanie ainsi que ce qu’ils ont décrit comme une absence de justice.
L’Agence de surveillance de la police a déclaré qu’elle examinait de possibles violations de la loi commises par des membres de la Police d’État lors des manifestations à Tirana et dans d’autres villes.
Les agents de l’agence ont documenté les incidents sur le terrain et recueilli des images provenant des médias et des réseaux sociaux afin d’établir les circonstances des faits et de déterminer les responsabilités.
Les affaires impliquant des infractions pénales présumées étaient traitées sous la direction des procureurs de Tirana, a indiqué l’agence.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz
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