Le tribunal sud-africain a repoussé l’examen de la demande de mise en liberté du militant, dans un dossier marqué par des accusations contestées et une procédure en cours.
En Afrique du Sud, la justice a décidé de renvoyer au 11 mai l’étude de la demande de libération sous caution de Kemi Seba, à l’issue d’une audience tenue à Pretoria.
Au cours de l’audience, le parquet a rejeté l’idée d’une remise en liberté, évoquant des soupçons portant sur des projets d’actions violentes en Europe. La défense a immédiatement contesté ces allégations, les qualifiant d’infondées.
L’avocat du militant estime que le dossier est exagérément présenté comme dangereux, affirmant qu’aucune poursuite pour faits violents n’a été formellement engagée. Selon lui, les éléments retenus concernent principalement des questions liées au séjour et à l’immigration.
Par ailleurs, une enquête financière a été ouverte concernant des fonds saisis lors de l’arrestation, d’un montant d’environ 318 000 rands. Les autorités soupçonnent que cet argent aurait pu servir à organiser une fuite hors du territoire.
De son côté, la défense conteste ces accusations et se dit confiante quant à une issue favorable, rappelant que Kemi Seba a introduit une demande d’asile politique en Afrique du Sud.
Interpellé le 13 avril alors qu’il s’apprêtait à quitter le pays, le militant reste en détention dans l’attente de la prochaine audience.
Cette procédure intervient également dans un contexte marqué par une demande d’extradition formulée par le Bénin.
Source: Newstimehub